

Je suis un intello précaire- Chronique dézinguée d’un artiste perdu dans la tourmente néolibérale –
Bonjour les précaires ! Le beau temps est là et, j’en suis sûr, les critiques à votre égard redoublent de violence. Eh oui, pour les amants de l’ordre et de la réaction ordinaire, les jours ensoleillés leur rappellent qu’ils devraient être à la plage et pas en train de trimer pour payer les vacances des chômeurs et autres rigolos dans votre genre. En Angleterre, où j’habite, les chômeurs viennent chercher leurs allocations en Mercedes dernier modèle ! Ça vous la coupe, hein ?


Je suis un intello précaire – Chronique dézinguée d’un artiste perdu dans la tourmente néolibérale.
« L’empire », c’est ringard… Bonjour ami précaire. Aujourd’hui, je te parlerai des idées reçues sur l’isolement et la solitude de ton congénère l’intello précaire. Mais rassure-toi, à la fin, tout se termine dans une explosion d’optimisme estival. L’intello précaire est souvent isolé. Son rayonnement créatif, politique ou social est restreint car, par définition, il vit en marge des médias mainstream et, s’il lui arrive d’avoir un pied dans la place, il n’a aucune chance


Je suis un intello précaire – Chronique dézinguée d’un artiste perdu dans la tourmente néolibérale
Ami(e) précaire, aujourd’hui nous allons parler d’incursion en franc-tireur dans des classes sociales qui ne sont pas les nôtres et dont les catégories de pensée nous sont a priori étrangères. En effet, l’intello ou l’artiste précaire, de par leur condition, font parfois bouger les lignes de leur espace social. Ce sont des aventuriers par nature. Ils sont attirés par les perles noires de l’intelligence ou de l’instabilité créatrice et ces puissants poisons se trouvent dans to


Je suis un intello précaire – Chronique du 21 juin 2018
Les expats sont-ils génétiquement supérieurs ? Salut les précaires ! Aujourd’hui, je vais vous pomponner, vous redonner ce sentiment d’appartenance qui nous fait si cruellement défaut. Cette chronique est plus spécialement destinée aux précaires qui vivent à l’étranger et qui auraient des problèmes à se trouver une identité professionnelle. Rappelez-vous, je suis sur Londres (pas pour fuir l’impôt, je le répète ; mais plutôt comme refugié culturel. Ceci fera l’objet d’une aut


Je suis un intello précaire – Chronique du 20 juin 2018
L’intello précaire a-t-il le droit de mettre du beurre dans ses épinards ? Avant de commencer, je dois vous annoncer que des non-précaires lisent aussi cette chronique. Pour ne pas démériter, j’ai décidé d’y introduire aujourd’hui deux ou trois mots difficiles qu’ils voient qu’on n’est pas des brelles. Ils devront prendre un dictionnaire ; cela leur fera les pieds. Quelle humiliation ! Pour nous, les précaires, les dicos ça ne nous fait pas peur, nous sommes habitués aux aide


Je suis un intello précaire - Chronique du 19 juin 2018
Entretien d'embauche Puisque le précaire passe son temps à faire des entretiens d’embauche et qu’il est en moyenne plus stressé que les CDI, je me suis dit qu’aujourd’hui, je me devais de vous raconter le dernier en date. C’était pour une école londonienne spécialisée dans l’éducation pour adultes. Mon contrat ? Quatre heures de français par semaine, en deux séances, le soir, de 18 à 20h. C’était tout. C’est une erreur assez commune de penser que le précaire n’a pas de d


Je suis un intello précaire - Chronique du 18 juin 2018
Petit coup de projecteur sur la France des Lettres (mais vue par deux anars américains) Salut les précaires ! Notre chronique d’aujourd’hui nous entraînera sur le plateau de Bernard Pivot, le 22 septembre 1978. C’est un coup de projecteur sur les belles Lettres françaises, nos philosophes post-modernes et nos intellectuels. Mais avant, une petite intro. La France, un beau pays sans qui ce pauvre monde serait toujours dans les ténèbres du Moyen Age. Pour aller droit au cœur


Je suis un intello précaire - Chronique du 15 juin 2018
Le fléau du syndicalisme Salut les précaires ! Oui, je sais, le titre est servile mais il est aussi à la mode. C’est pour attirer les regards et faire du clic sur la toile. Ne vous inquiétez pas, dès la prochaine ligne, je tire à boulets rouges sur l’extrême-centre. Faux. Avant, c’est la solution de notre grand jeu de l’été. Et c’est Madame Lopez de Jouy-en-Josas qui a trouvé la solution. Il s’agissait de Gustave Flaubert. Elle a été plus intelligente que les autres car il lu


Je suis un intello précaire – Chronique du 14 juin 2018
Quand l’intello précaire signe son bouquin, c’est généralement pour un ou une amie et parfois pour de vieilles connaissances. Il met tout le monde à contribution, famille incluse. Les ventes se font à l’unité et il faut suer pour écouler les 200 exemplaires de l’éditeur qui n’offrira pas de deuxième édition (Bon. Il faut relativiser: j'ai entendu dire que cela arrivait aussi à des auteurs connus...). L’intello précaire peut aussi publier à compte d’auteur mais il est immédiat


Je suis un intello précaire - Chronique du 13 juin 2018
Eh oui, les précaires ne bossent pas l'été (ou très peu) ; ils ne foutent pas grand-chose le reste de l'année non plus. Voilà pourquoi vous aurez le droit à une chronique au quotidien (ou presque). Oh, je ne vais pas me fouler ; juste quelques lignes, de quoi vous occuper -montre en main- pas plus de 4 minutes. Oui. Je suis un intello précaire. Ce n'est pas une pose ! Je suis fauché, je n'ai pas de retraite privée et pas beaucoup d'épargne. Je travaille à Londres dans plusi




















